Le nouveau blog, la tête dans les nuages

Après avoir laissé hiberner de longs mois ce blog, il m’a fallu, pour le relancer, répondre à cette question : quel hébergement pour remettre en route le petit pépère ?
En effet, l’objectif est aussi pour moi de pouvoir tester de nouvelles technologies, os, type d’hébergement…

Au tout départ de ma quête d’un nouvel hébergement, j’avais quelques objectifs :

  • que l’hébergement ne me coûte pas un bras
  • si possible un FreeBSD en distribution installée
  • pas d’hébergement mutualisé avec juste un accès ftp, il me faut un accès shell avec la possibilité de faire « tout ce que je veux » dessus
  • faire tourner principalement le blog en production et pouvoir en faire, à côté, un petit labo pour moi

Après quelques recherches sur la place des hébergeurs les plus connus (je précise ici, que je suis déjà client d’hébergement pro pour ma boite chez l’un des plus connus en France), je tombe sur un excellent article d’Olivier Meunier qui nous fournit un tuto d’install à destination d’hébergements virtualisés. Le tutorial est accessible ici.
Et là, mais c’est bien sûr, voici l’occasion rêvée, pour pas cher, d’aller tester tout ça… Du coup, hop, un rapide tour des offres et c’est décidé : ça se fera chez Gandi, excellent registrar (notre prestataire à titre professionnel) et que, finalement, j’aime beaucoup.

Premier contact avec un hébergement virtualisé… Combien de part de gâteau me faudra-t-il ?

Chez Gandi, les serveurs sont tous virtualisés dans un « nuage » de serveurs (c’est la fameux « cloud » très à la mode, qui finalement existe déjà depuis un bout de temps mais qu’on essaie de mettre à la sauce marketing, un peu comme le web 2.0 dont tout le monde a une définition différente… ou pas d’ailleurs). Première étape, on ne choisit pas sa machine comme pour un serveur dédié mais le nombre de part que l’on souhaite. Mais qu’est ce qu’une part et combien m’en faut-il ?

En fait, c’est comme tout, tout dépend de l’appétit de ce que vous avez besoin de faire tourner… Donc chez Gandi, une part c’est une partie de serveur garantie (1 coeur de processeur, 256 Mo de RAM[1], 8 Go d’espace disque, 5 Mbps de bande de passante). A partir d’une part, on peut créer un serveur, le principal intérêt que tout est modulaire par la suite. C’est la grande force de cette virtualisation.
Ainsi, si j’ai besoin d’augmenter même temporairement, voire même de manière récurrente à des moments précis (par ex. tous les jeudis de 14 à 16h), la puissance de mon serveur, pas de problème. Je serai facturé au prorata du temps de puissance supplémentaire utilisé. Du moment que j’ai toujours au minimum 1 part, je peux faire tourner un serveur.
L’autre apport de la flexibilité c’est qu’avec plusieurs parts, je peux soit me faire un gros serveur, ou alors plusieurs petits… Et que je peux très bien utiliser des parts devenues inutiles sur l’un de mes serveurs pour les transférer sur un autre. Tout se fait de manière transparente.

Voili voilou pour le tour du propriétaire. Bon comme ça coûte quand même 12 € HT / mois / part, ce qui semble relativement honnête pour ce type d’hébergement virtualisé, je part sur une seule part pour commencer… Pas de souci sur l’espace disque 8 Go, c’est amplement suffisant pour mes besoins, idem pour la bande passante, il ne me restait un doute que sur la puissance et surtout sur la RAM. Mais comme finalement l’excellent tutorial d’Olivier était justement à destination d’hébergement ne disposant que de peu de RAM, hop j’ai fait le grand saut.

L’interface de gestion de l’hébergement chez Gandi n’est pas trop mal foutue, on arrive très simplement à gérer les différents éléments de son serveur : les parts, les disques, les interfaces.

Pour l’instant rien à redire, ma part de ressource me suffit amplement mais il s’agit de l’hébergement d’un blog perso avec finalement assez peu de trafic.
Quand à savoir si c’est une bonne idée d’héberger des choses un peu plus critiques, je ne me prononce pas : Gandi a toujours été, sur son métier originel d’enregistrement de noms de domaines, un excellent prestataire que j’ai toujours recommandé (et que je recommande toujours).
Par contre, sur la gestion des boîtes mails, j’ai été un peu plus échaudé (ceci dit pour précision, le système de gestion des emails tel que je l’ai connu a été repensé à la suite des soucis rencontrés, plus de détail ici).

Affaire à suivre en tout cas.

Notes

[1] avec en plus 256 Mo de swap

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